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Vers la Nesque

Index de l'article

 

Date : 12/03/2020  Difficulté : Modérée 
Accompagnateur : Ch. Elbaze  Coordonnées UTM :
Participants : 17  Départ : 31T 686035 4877258 
Longueur : 14,7 km Pique Nique : 31T 684854 4873671 
Dénivelée : 470 m Difficulté IBP index : 57
Carte IGN TOP 25 n° : 3142 OT 
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 28 km sud 

 

Commentaires techniques :

 

Compte-rendu :

Journée ensoleillée et chaude pour cette belle balade parsemée de visites clturelles : ferme de Lausemollan, aiguiers, puits récupérateur d'eau etc ...

Mur de la Peste, impluvium, crocus, belles montées ... et lichens nous ont accompagnés par cette journée printanière.

Christine et Simone.

Jeudi 12 mars 2020, un voyage dans l'Histoire du Comtat.

1720 : la peste débarque à Marseille.

Pour éviter qu'elle n'atteigne le Comtat Venaissin, le Légat du Pape fait construire une véritable muraille de 2 m de haut, en pierres sèches, avec postes de garde et barrières. Quiconque tentait de passer était sévèrement puni, voire exécuté.

En 1721, elle arrive en Avignon.

En décembre 1722, fin de l'épidémie et le "mur de la peste" est abandonné.

Mais de nombreux vestiges subsistent entre Saint Ferréol, au sud du Vaucluse, et Monieux, sur le plateau d'Albion.

Un peu plus loin, au carrefour de Pie Blanc, une piste forestière nous interpelle.

En 1939, la France en guerre a besoin de bras pour ses entreprises (poudreries, salines...).

De la lointaine colonie d'Indochine arrivent 20000 travailleurs, dont 4000 en Vaucluse.

A la défaite de 1940, ceux qui ne peuvent pas repartir se voient confier le défrichement d'une partie de la forêt de Saint Laurent pour construire une piste et des charbonnières. C'est la fameuse "route des Indochinois".

Plus loin encore, une autre créativité des Comtadins force notre admiration.

L'eau étant depuis toujours une denrée rare sur le plateau de Sault, les bergers et agriculteurs (lavande) ont dû creuser dans le calcaire des citernes et rigoles pour recueillir les eaux de ruissellement. Ce sont les aiguiers. Simples cavités à ciel ouvert, au début, puis couvertes de lauzes plus tard, pour garder qualité et fraîcheur de l'eau, et pour empêcher les animaux de se noyer. Ils servaient à abreuver les troupeaux mais avaient aussi un usage domestique (cuisine, lavage, potager) et artisanal (distiller la lavande, refroidir le serpentin).

Tout au bout de notre balade, la ferme de Lausemollan, avec son puits, son arche, son four à pain, sa cuve à vin, ses aiguiers et bassins, nous montre qu'au XIXe siècle, on pouvait vivre loin de tout, en toute quiétude et sans téléphone.

Bon confinement !
Claudine.

 

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