Vercoiran

 

Date :  08/09/2016 Difficulté : Modérée
Accompagnateur : G. Bonfils
Coordonnées UTM :
Participants :  18 Départ : 31T  0687187 4908044
Longueur : 15,3 km Pique Nique :
Dénivelée : 510 m Difficulté IBP index : 60
Carte IGN TOP 25 n° :  3139 OT/3239OT
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 9 km E

 

Commentaires techniques :

 Néant

Compte-rendu :

Gaston nous attend ce matin près de la mairie de Vercoiran, sur le petit parking du quartier du Moulin au bord de la départementale. L’enfant du pays va nous emmener sur un territoire qu’il connaît, bien évidemment, à merveille. Le temps est resplendissant en cette fin d’été caniculaire et seulement 18 participants sont au rendez-vous... Il est vrai que la première sortie de la rentrée a fait quelques dégâts la semaine passée parmi les troupes encore peu aguerries ! Mais cette balade paraît davantage à notre portée pour ce début de saison.

Le groupe va donc attaquer moderato la première montée qui, par un bon sentier, mène au vieux village de Vercoiran. Ce petit village de la Haute Ouvèze, fort de 140 habitants et qui en compta jusqu’à plus de 500 au milieu du XIXème siècle, domine la vallée. Ses ruelles en calades où poussent roses trémières et valérianes sont bien endormies ce matin. Et pourtant, son histoire est à elle seule un résumé de toutes les péripéties qui agitèrent le territoire au cours des siècles : les grandes familles des Baronnies y ont toutes laissé une empreinte... Mévouillon, Montauban, Adhémar puis Agout, Bésignan, Rémuzat et d’autres encore... Mais l’heure n’est pas à faire carburer les neurones en sur-régime, admirer le paysage est un déjà un bel exercice suffisamment prenant aujourd’hui pour le Randouvèzien encore nostalgique de son repos estival.

Et puis, Gaston m’a dit d’écrire une petite « bafouille » pour rendre compte de notre sortie du jour... Pourquoi pas ?

Chers Randouvèziens,

Je vous écris une petite bafouille pour pas que vous vous fassiez de’mouron (déjà entendu cela, non ?)... La randonnée que notre ami Gaston vient de nous faire faire s’est très bien passée, nous avions un temps de circonstance, ensoleillé juste ce qu’il faut, mais sans excès, pas comme la semaine dernière où nous avons tiré des langues longues comme ça !
Gaston nous a d’abord prévu un petit échauffement en montant jusqu’au vieux village de Vercoiran avant de poursuivre vers le hameau des Vistes puis L’Infirmerie : rassurez-vous, personne n’était malade, heureusement. Pendant toute cette montée, nous avons pu admirer cette vallée où poussent oliviers et arbres fruitiers... C’est un bien bel endroit, cette vallée de la Haute-Ouvèze dans la lumière du matin. Le Ventoux au loin s’offre en perspective : c’est une carte postale somptueuse.
Nous avons poursuivi notre chemin en rejoignant la ferme du Plan Lozan. Il commençait à faire un peu chaud mais nous étions vêtus légèrement (mais décemment quand même, rassurez-vous) et nous avions de quoi boire car c’est écrit dans le règlement de Randouveze : il faut toujours boire sans attendre d’avoir soif !
Après cette jolie montée, nous sommes redescendus vers Sainte-Euphémie par un sentier plus abrité, en sous-bois et la fraîcheur nous a fait du bien avant de retrouver, plus bas la grand’route que nous avons traversé (en bon ordre car Gaston veillait sur nous et il respecte le code de la route). Du village de Saint-Euphémie, nous n’avons pas vu grand’chose si ce n’est une grande maison en construction devant laquelle nous nous sommes arrêtés longuement pour admirer le travail de la pierre... Il y a sûrement des bâtisseurs à Randouvèze ! En tout cas, il paraît que le fameux Hannibal est passé ici avec plus de 30000 soldats et leurs chevaux et leurs éléphants : j’aurais aimé voir cela... Mieux que le Tour de France !
La traversée de l’Ouvèze pour rejoindre la rive gauche nous a causé une petite frayeur. Heureusement, il y avait un petit pont qui nous a permis de garder les pieds secs. Et pourtant certains téméraires ont osé passer à gué (je me demande si c’est bien conforme au règlement de sécurité ?), il y avait au moins 5 cm d’eau !
Nous avons dû ensuite affronter une longue montée par une piste caillouteuse menant au hameau de Villette où se trouve une seule maison bien isolée. Je crois que je m’ennuierais d’habiter tout seul à cet endroit. Nous avons un peu transpiré mais le chemin à l’ubac était encore bien ombragé et nous n’avons pas trop souffert... Il restait encore, au bout de la piste, une belle côte à escalader en sous-bois. Quelques pauses vont ponctuer cette ascension sous les pins. Ouf ! Nous avons pu alors nous installer, mi-ombre mi-soleil, au bord du chemin qui surplombe le ravin au fond duquel coule le Ruisseau de Guérindon. Vous connaissez la suite, chers Randouvèziens, le pique-nique est toujours un petit moment sympathique.

La sortie n’était pas encore à son terme, bien sûr, et nous avons dû nous relever et sortir de notre douce torpeur pour reprendre le sentier... Ca monte encore ! Un peu plus loin, dans les broussailles, nous avons fait une curieuse rencontre : un antique modèle de Dyane (pas Diane chasseresse, un peu déshabillée, avec son arc en bandoulière... une vieille carcasse de Citroën un peu rouillée arrivée là par je ne sais quel miracle)... Je vous entends bien, vous croyez que le soleil m’a tapé trop fort sur la casquette ou que j’ai un peu «fumé».

Nous monterons encore un peu, jusqu’à la bergerie de Closonne d’où nous redescendrons une piste au soleil, de l’autre côté du ravin, jusqu’à rejoindre Vercoiran en passant par le hameau de Guérindon. Rien de particulier, les descentes de l’après-midi sont toujours plus reposantes et l’occasion de reprendre nos conversations. Nous avons bien failli ramener avec nous un chien belge, un certain Chouby qui semblait apprécier notre compagnie mais son maître (adepte de randonnée et peut-être future recrue de Randouvèze) est venu le récupérer au bout de quelques centaines de mètres :ce fut l’évènement de la journée !

Aux Arnauds, Gaston a pris le temps de nous faire un peu d’histoire locale devant cette grande bâtisse en pierre qui abrita l’école et où il a passé ses jeunes années. Un petit aparté pour conter l’anecdote qui serait à l’origine du nom du village... Je vous l’écrirai une autre fois car je vous sens impatients !... Nous rejoindrons le quartier du Moulin, au bord de la route départementale un peu plus bas, en évoquant le passé de Vercoiran et son acticvté agricole, la récolte du tilleul maintenant presque abandonnée...

Voilà, mes chers amis Randouvèziens, comment nous avons passé un bon moment, une belle journée de fin d’été, dans nos belles Baronnies, guidés par un authentique Baronnien, Gaston qui nous a fait partager sa connaissance du territoire qui est le sien.

A bientôt pour une nouvelle aventure.

Gérard Langlois.

 

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