Le Cougoir

 

 

Date :  08/12/2016 Difficulté : Modérée
Accompagnateur : F. Gierts
Coordonnées UTM :
Participants : 31
Départ :

31T 0674746 4900391

Longueur : 11,8 km Pique Nique : 31T 0670453 4921510 
Dénivelée : 735 m Difficulté IBP index :  72
Carte IGN TOP 25 n° :  3139 OT
Position par rapport à Buis-les-Baronnies :  39 km N

 

Commentaires techniques :

Départ de la ferme Auberge de Miélandre, bien fléchée, au dessus de la D 130. Nous traversons la route pour suivre un chemin qui devient rapidement, lequel contourne le sud de la Montagne de Robert aux parois rocheuses effondrées, en direction du Vieux Teyssières.
Au point 31T 0669950 4924211, prendre à gauche, et après quatre lacets sur un sentier forestier, au point précis 31T 0669940 4924010 choisir le chemin azimut Est, ce sentier monte en forêt en s’orientant SSW, passe par le col du Bouton (alt. 793m), suit l’Adret de la Lionne jusqu’à rencontrer le GRP Tour du Pays de Dieulefit que l’on emprunte jusqu’au Col La Pause (alt. 988m).
On traverse ou on contourne la prairie pour entrer dans le bois par la clôture (point 31T 0669553 4921929 – alt. 1000m), la prairie d'estive s’élève sur plus d’un km avec une pente moyenne supérieure à 20% jusqu’au poteau "La montagne de la Croix" (alt. 1180m).
Nous atteignons le point culminant (31T 0670432 4921529), alt. 1221 m (A), descendre de 55m d’altitude, puis remonter à vue vers le sommet du Cougoir, (borne géodésique).
Revenir au point (A), à proximité duquel nous nous installons pour la pause-déjeuner.
La descente se dessine en suivant des cairns à l’azimut moyen 35° à travers les estives du « Clos du Puits » jusqu’à atteindre la ligne de crête de "Sauveginoux ", puis suivre un sentier bien tracé dans les buis, assez pentu au début.
Nous arrivons au "Col de Fonturière" (alt. 774m). La piste forestière azimut NNW nous ramène au-dessus d’une grosse ferme (Alençon), puis à notre point de départ bien visible.
Nous avons marché durant 4h10 à une moyenne de 2,8 km/h.
Si l’on cumule 1h50 d’arrêts, notre moyenne globale s’établit à 2 km/h.

La cotation de l’indice d’effort sur le site de la FFRP est de 72; les évaluations prennent toujours pour hypothèse « une préparation physique moyenne ».
Georges Thouard.

Compte-rendu :

La route du Col de Valouse menant à l’Auberge de Miélandre, d’où partira notre randonnée d’aujourd’hui, est blanchie par le givre en maints endroits. L’hiver s’annonce maintenant tout proche. Néanmoins, la froidure du matin n’a pas dissuadé les Randouveziens d’honorer l’invitation de Francis pour affronter les pentes du Cougoir.!... Mais alors, si le serre-file prend la tête, qui va veiller sur notre groupetto habituel ? Georges, un homme toujours très sensé, suggère de faire la randonnée à reculons... C’est une idée !... Et si nous la faisions à l’envers ?... Peut-être pourrions-nous ainsi remonter le temps ?... Francis choisit plutôt de confier la mission à Gérard qui a l’avantage de savoir compter jusqu’à 31. Car ce matin 31 marcheurs se sont mis sur leur 31 pour l’occasion. C’est parti !... Ah non ! Faux départ ! Un étourdi retourne chercher ses bâtons... On rejoue la scène : c’est reparti !

Vite nous quitterons la route pour emprunter le sentier qui traverse des marnes où les pluies ont creusé de profonds sillons puis longer un ruisseau dont les berges sont rendues glissantes par le givre. Cela ne doit pas nous empêcher d’élever le regard vers la Montagne de Robert qui, éclairée par une belle lumière ce matin, présente un exemple remarquable de la géologie baronnienne : les marnes grises sont surmontées d’une paroi de roche blonde curieusement creusée en alvéoles. Cette paroi, nous la verrons tout le temps que durera l’ascension, mise en valeur par le soleil de cette belle journée.

Le sentier en partie en sous-bois rejoint plus haut le GRP du Tour de Pays de Dieulefit. De ce lacet du chemin, la petite église de l’ancien village de Teyssières et son cimetière, posée là en pleine nature, semble presque incongrue, isolée dans cet endroit à la beauté toute simple. Une pause permet de profiter du spectacle sans modération avant de reprendre notre progression vers le Col du Bouton en évitant toutefois le GRP que nous laisserons à notre droite avant de le récupérer à nouveau après le col en suivant l’Adret de la Lionne. Quelques arrêts vont, bien sûr, ponctuer le trajet... Rien à dire, si ce n’est alimenter les conversations habituelles, le spectacle se suffit à lui-même.

Il faudra rejoindre le Col de la Pause, bien nommé en cet endroit, et traverser une courte portion de forêt pour nous confronter enfin à la difficulté du jour : encore rien à dire, il faut s’armer de courage et prendre son souffle pour gravir cette prairie d’alpage que les pluies et les sabots des troupeaux ont creusée de mottes inconfortables. Le sentier à peine visible mène au poteau de la Montagne de la Croix. L’échine courbée dans l’effort, chaque randonneur suit son itinéraire préféré, en lacets ou en trace directe... L’essentiel est d’avancer... Ouf ! L’arrivée au poteau autorise un arrêt avant de reprendre la progression en crête vers l’objectif assigné pour y faire la pause déjeuner. Le panorama embrasse une bonne partie des sommets les plus connus des Baronnies : la Lance, Angèle, Miélandre et même le Ventoux se profilent, estompés par une brume légère qui adoucit les rayons du soleil.

L’ascension se terminera par un sentier au milieu des buis et des arbustes méditerranéens qui protègent le sentier avant de parvenir à l’endroit choisi pour le pque-nique, au sommet du Cougoir (1221 mètres), face à ces sommets qui encadrent la vallée où se love le village de Saint-Pons. Bien installés au ras du sol, à l’abri du vent, nous pouvons tirer du sac nos biasses... Moment de convivialité toujours attendu ! De ce point de vue, nous apercevons un groupe, ayant vraisemblablement fait l’ascension par le Col de Venterol, sur le sommet voisin légèrement en contrebas du sommet où nous sommes... Il n’en faudra pas davantage pour inciter une partie de notre groupe à rejoindre ce point de vue par un joli sentier pendant que d’autres, adeptes de la sieste, les regarderont se faire photographier dans ce bel endroit... Entretemps, deux chiens de chasse viennent flairer nos sacs, sans doute affamés, eux-aussi par leur course au cœur de la montagne pour y débusquer le gibier que leurs maîtres traquent.

Au-dessus de nous, quelques vautours évoluent lentement, se rapprochent... Ce ballet majestueux, sur une musique éblouissante de silence, dans le théâtre d’azur du ciel des Baronnies, est impressionnant de beauté... Portés par les courants ascensionnels, ces grands rapaces exécutent des cercles sur une chorégraphie qu’eux seuls connaissent... « Il est libre Max, y en a même qui l’ont vu voler... Le moment de reprendre nos sacs arrive, juste le temps pour notre infatigable Etienne de rejoindre le groupe après une rapide échappée de dernière minute vers le sommet d’où reviennent nos collègues... Modeste silhouette, plantée seule sur ce promontoire, il domine la large vallée.

Descendant au-dessus des Rochers du Clos du Buis, jusqu’au Clos du Puits (1091 mètres), nous aurons encore quelques beaux points de vue à savourer avant d’entamer une descente plus risquée à partir de la crête de la Montagne de Sauveginoux. Francis met chacun en garde sur les quelques difficultés que nous ne manquerons pas de rencontrer... Des pierriers à traverser au départ justifient un peu de prudence, quelques rochers en dénivelé, les racines des buis sur lesquelles on bute parfois, puis le sentier, largement en sous-bois, agréable, nous mènera au Col de Fonturière (774 mètres). Finalement, cette descente aura été plaisante et n’aura fait aucune victime.

Reste à rejoindre notre point de départ par une belle piste qui permet de reprendre nos conversations tout en élevant le regard de temps à autres pour ne rien rater du paysage et, passant près de la Ferme d’Alençon, nous rejoindrons bientôt nos véhicules... Cette sortie classique des Baronnies que Francis nous a offerte aura été un bon moment passé avec un temps agréable encore à quelques semaines de l’hiver. Nous n’aurons pas remonté le temps mais nous aurons profité d’une superbe journée. Drômois et Vauclusiens se séparent, les uns reprenant la route de Trente-Pas et du Col d’Ey, les autres celle de La Roche-Saint-Secret... Merci à toi Francis.

Gérard Langlois.

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