La Lance par le Rocher des Aures

 

Date : 22/10/2015
Difficulté : Difficile
Accompagnateur :  G. Thouard
Coordonnées UTM :
Participants : 28
Départ : 31T 662852 4927155 
Longueur : 15,9 km Pique Nique : 31T 666383 4925628
Dénivelée : 1016 m Difficulté IBP index :  92
Carte IGN TOP 25 n° : 3138 OT/3139 OT
Position par rapport à Buis-les-Baronnies :  53 km NNO

 

Commentaires techniques :

 Parking devant le cimetière et la Chapelle de La Roche Saint Secret.
L’itinéraire commence sur le GR9 azimut SSE. A 300 m avant le gite de Fontlargias (point 31T 663551 4925751), on prend sur la gauche un sentier barré par une corde qui monte NE, au sud du rocher des Aures. On atteint la Ferme de la Lance, et la stèle commémorant le maquis.
Au point 31T 664517 4926440, nous laissons la piste pour monter plein Est jusqu’à une piste que nous suivons vers le sud pour retrouver le GR9 & GRP Tour du Pays de Dieulefit.
Le GR9 nous conduit jusqu’à la Croix du Rocher Garaux à 1340m d’altitude.
Le retour suit la crête de la montagne de la Lance jusqu’au poteau « L’Envol », puis continue azimut NNW jusqu’au parc à sangliers au dessus de Bramefaim ; suivre le grillage pour reprendre l’azimut NNW jusqu’au point 31T 663410 4927746.
Le sentier azimut SW puis SSW nous ramène sur le GR9 que l’on suit pour terminer la boucle et retrouver notre point de départ.

Georges Thouard

Compte-rendu :

Venant du Buis, de Vaison, de Puyméras et autres villages, les 28 randonneurs sentirent très vite que le vent annoncé soufflait fort au pied de la montagne de la Lance, et que l’altitude et les prairies sommitales lui laisseraient « champs libre ».
Nous contournons le Rocher des Aures, éperon calcaire détaché de la Lance, dont les falaises hébergent un site d’escalade doté de 77 voies de 5m à 35m de long, au total plus de 1600 m de « grimpe ».

La pointe du Rocher, orientée Est à 771 m d’altitude se situe à 30 km de la vallée du Rhône, le Ventoux –repère obligatoire !- se dresse à 37 km au SW et les Cévennes à 120 km à l’W.
Ce Rocher des Aures « aurait » été habité depuis la préhistoire, oppidum à l’âge de fer et à l’âge de bronze.
Alexandre Chevalier publia en 1920 son mémoire sur Aeria, site antique important, qu’il situe sur le Rocher des Aures.
Nous voyons au passage, sur un poteau bas, la représentation de l’Oppidum d’Aeria réalisée par A. Chevalier.
« Aeria » s’apparente à « aérien » et aussi à « balayé par l’air »…

Cette journée n’apportera pas de démenti à cette dénomination tant le vent sera de plus en plus présent au fil de notre montée …
Délaissant l’itinéraire classique par le GR9, environ 300 m avant le gite de Fontlargias, un sentier pentu serpente dans les bois pour rejoindre le « Sentier des Anes », peu avant la Fontaine de la Roche.

Le panorama s’ouvre sur la Ferme de la Lance, et la stèle commémoratrice qui nous replonge dans les heures sombres de la seconde Guerre Mondiale, avec ses Résistants et Maquisards.

La vue dégagée au sud porte au-delà de Taulignan, Grignan et Valréas.
Après un passage à couvert, parsemé de clairières, où des vaches débonnaires regardent passer notre troupeau coloré, la crête de la Lance se dessine devant nous.
Les herbes hautes frissonnent, couchées par le vent ; la marche devient plus heurtée, gênée par la force des rafales.

Midi est passé, aussi cet éboulis de pierres en forme de cuvette, entouré de quelques arbustes, plutôt « bonsaïs », sera le bienvenu pour abriter notre pause déjeuner !.
En dépit des conditions climatiques – disons toniques –, les bonnes habitudes perdurent et tirées du sac, entre polaire, gants et bonnet, les « friandises » salées, sucrées, solides et liquides s’échangent dans la bonne humeur.

La troupe est maintenant prête pour braver Eole, et avancer sur l’herbe en pente douce, en évitant les grandes plaques de terre labourées par les sangliers.
Une simple croix surmonte le Rocher Garaux ; de larges échancrures rocheuses déchirent la face nord de la Lance en direction des villages ou hameaux de Montjoux, La Paillette.

Le chemin de retour suit une quasi piste le long de la crête de La Lance jusqu’à l’aire de l’Envol à 979 m d’altitude. Puis nous descendons par un sentier sauvage et caillouteux, probablement peu emprunté jusqu’à retrouver le GR9.

Je remercie particulièrement Francis notre précieux serre-file, Gérard et Jean-Pierre pour l’aide apportée à la gestion de cette journée « au grand air ».

Georges Thouard.

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