Ballons - Col de Saint Ange

 

Date :  22/05/2014 Difficulté : Modérée
Accompagnateur :  C. Malbois
Coordonnées UTM :
Participants : 21
Départ :  31T 0710957 4903559
Longueur : 19.9 km Pique Nique :
Dénivelée : 1050 m Autres :
Carte IGN TOP 25 n° :  3239 OT
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 43 km E

 

Commentaires techniques :

Départ devant la Mairie de Ballons 26560, prendre le sentier communal entre deux maisons neuves, azimut moyen 284°, sentier en mauvais état, puis retrouver la piste forestière qui vous fait atteindre le "Col Saint Jean" (31T 0709308 4904349), prendre azimut moyen E le piste forestière balisée jaune & rouge, la suivre jusqu'au point précis (31T 0711942 4905416) panneau directionnel, prendre à droite puis suivre la ligne de crête, pour atteindre le "Col de Saint Colombe", poursuivre toujours en suivant la ligne de crête, azimut Est pour atteindre le "Col de Saint Ange" (31T 0715887 4906972) Alt. 1232 m; là prendre à droite en descente le PR pour atteindre le "Col de la Croisette" (31T 0716033 4906169) Alt.925 m, panneau directionnel, prendre la piste azimut de départ 300° puis continuer sur l'itinéraire équestre sur 800 m environ, au point (31T 0715303 4905945) laisser l'itinéraire équestre continuer sur la piste azimut moyen 245° qui vous fait retrouver votre point de départ après 5 km.

C. Malbois

Compte-rendu :

C'est une belle randonnée que nous a offerte Clément aujourd'hui : si le temps n'était pas au beau fixe pour cette boucle assez sportive, nous n'aurons pas regretté, pour autant, les quelques efforts fournis pour parvenir sur cette crête impressionnante de la Montagne de Chabre... d'où les perspectives sur les massifs environnants seraient remarquables avec un peu de soleil ! Quel contraste avec notre dernière sortie au Pègue sur des reliefs beaucoup plus modestes, à l'autre extrémité des Baronnies. C'est là toute la diversité de notre territoire.
Randonnée sportive, disions-nous, certes elle le fut mais la difficulté ne résidait pas vraiment dans la dépense physique que l'ascension nous a demandée mais plutôt dans la confrontation aux éléments météorologiques avec un vent soufflant en bourrasques sur les crêtes... et pourtant estimons-nous heureux de n'avoir pas été douchés tout là-haut, ce qui aurait vraiment gâché notre journée. Nous étions 21 Randouveziens pour ce rendez-vous du jeudi... Ah, non ! me souffle Gaston, tu oublies notre compagnon du jour, ce beau chien pacifique qui nous a précédés tout au long du parcours, du départ sur la place de la mairie de Ballons (822 mètres) jusqu'au terme de la balade où il retrouvera discrètement sa demeure.
La première escalade, après avoir trouvé le sentier quelque peu dissimulé par une propriété privée (mystères du cadastre ?) déjà pentue et caillouteuse fut une entrée en matière immédiate et la température vite grimpa dans les tee-shirts. Au croisement avec la piste menant au Col Saint-Jean, les « petites laines » étaient déjà remisées dans les sacs. Il faut bien préciser que nous avions grimpé près de 300 mètres de dénivelée. La piste que nous empruntons alors sera une aimable transition propice aux conversations du jeudi.
Au Col Saint-Jean (1159 mètres), où se trouve un oratoire à l'architecture curieuse, le premier regroupement intervient. Clément motive le groupe et nous indique le chemin. De là, la montée sera très agréable, essentiellement en sous-bois. Nous y sommes protégés de ce vent qui ne nous quitte guère depuis le début du printemps. Bien évidemment, à cette période, la nature est en effervescence et nos photographes ne savent plus où donner de l'objectif : nous les retrouvons à genoux, à quatre pattes (mais oui !), à plat ventre (sans blagues ?), pour immortaliser les merveilles de Dame Nature, suivant les explications expertes de notre botaniste revenu parmi nous. A ce train, l'herbier de Jean sera bientôt plein et prêt pour une mise en ligne sur notre portail.
Avançons et jouissons du spectacle, sans retenue... Les étapes vont se succéder sans même réaliser que nous grimpons toujours : ce chemin qu'emprunte le GR de Pays du Tour du Sud de Buëch-Méouge est magnifique. La traversée d'une hêtraie nous procure un spectacle surréaliste, avec ces troncs énormes plus que centenaires aux formes tourmentées. L'artiste qui a sculpté ces œuvres devra être remercié chaleureusement ! Qui plus est, la marche y est particulièrement confortable sur le tapis de feuilles et de terre que nous déroule le sentier. Nous nous approchons du point culminant : à 1330 mètres d'altitude, nous sommes près de la station de vol libre puis bientôt le poteau du Col de Lavavour (1280 mètres) marque le début du parcours en crête. Pour les adeptes de l'entretien des sentiers, nombreux à Randouveze qui ne compte pas moins d'une quarantaine de marraines et parrains de boucles, notons la qualité remarquable du balisage du GRP que nous empruntons, un modèle du genre.
La partie la plus difficultueuse de la randonnée commence alors car nous continuerons sur la ligne de crête pour atteindre le Col de Saint-Ange plus tard dans l'après-midi. Entretemps, une halte nécessaire et bienvenue au Col de Sainte-Colombe (1199 mètres) pour nous restaurer, bien abrités des rafales de vent dans le chemin creux qui redescend vers la vallée. Ouf ! Cela nous fait du bien, d'autant que les bonnes choses habituelles n'ont pas été oubliées. Notre compagnon du jour en profitera aussi. Mais il ne faut pas abuser car il y a encore beaucoup de kilomètres et, surtout, cette crête à parcourir sur des rochers où le pied doit rester sûr. C'est un exercice d'équilibriste. A notre gauche, les à-pics sont impressionnants. Gaston, Gérard, Clément veillent à la sécurité et nous n'aurons aucun incident ou glissade malencontreuse. Quel dommage qu'un tout petit rayon de soleil ne vienne pas percer ! Les villages d'en bas et les montagnes environnantes resteront dans une lumière terne et il nous faudra faire l'effort d'imaginer le spectacle sous un ciel bleu.
Le Col de Saint-Ange (1238 mètres) atteint, prenons le temps de respirer un peu après ce périple. Un coup d'œil sur la vallée et ses villages. La Montagne de Chabre se poursuit, en une immense plaque rocheuse, lisse, sur le sommet de laquelle seul un funambule pourrait se tenir... Quant à nous, plus sagement, entreprenons la descente vers La Croisette (927 mètres)... En plein festival de Cannes (ou de cannes pour ce qui concerne des randonneurs), le lieu est d'actualité. Là aussi, la prudence est de mise car ce sentier caillouteux peut réserver de mauvaises surprises et il serait dommage d'arriver en lambeaux en bas du sentier. Mais nous l'aurons tous bien descendu et méritons la petite pause que nous accorde notre meneur.
Et voilà pour l'essentiel, car c'est maintenant une longue descente qui s'amorce pour retrouver le village. La piste est facile, sans embûches, au pied de cette belle montagne que nous avons gravie. Sur les conseils de notre vigilant guide, nous emboitons le pas à Michel le Métronome. Un peu de route sur la fin pour nous rappeler que le terme de la randonnée n'est plus très loin et nous retrouvons Ballons. Après une journée de calme, la place de la mairie redevient bruyante des conversations des marcheurs, les enfants surpris d'une telle affluence s'enquièrent auprès de nous des raisons de notre présence, notre compagnon à quatre pattes s'éclipse... Refermons les coffres de nos véhicules... Pas trop vite ! Aïe ! Nicole reçoit un hayon sur la tête et passera quelques minutes à reprendre ses esprits. Vous voyez bien que la montagne est parfois dangereuse !
Direction Le Buis, nous retrouvons en route la pluie qui nous a épargnés. Le pot habituel sera une fois encore bien mérité. Merci à toi, Clément, pour cette belle sortie, nous ne te tiendrons pas rigueur pour la météo moyenne.

G. Langlois.

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