Raquettes en Chartreuse

 

Date : 30/01 - 04/02/2017
Difficulté : Modérée
Accompagnateur : C. Malbois
Coordonnées UTM :
Participants :  13 Départ :
Longueur :  km Pique Nique :
Dénivelée :  m Difficulté IBP index :
Carte IGN TOP 25 n° : 3333 OT 
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 240 km NNE

 

Commentaires techniques :

 Aucun.

Compte-rendu :

Cette année les Randouvéziens amateurs de raquettes à neige, sont allés dans le massif de « La Grande Chartreuse », beau massif forestier au Nord de Grenoble.
Exactement, à « La Ruchère » petit hameau de la commune de Saint Christophe sur Guiers, à la limite entre Isère et Savoie.
Le lieu choisi, ne l'a pas été par hasard, l'accompagnateur connaît bien l'endroit, il y vient été comme hiver et toutes les randonnées peuvent se faire en partant du même endroit, une fois les véhicules parqués nous n'y touchons plus.
De plus l'endroit est convivial et répond aussi à la manière de fonctionner qu’apprécie le responsable du groupe, convivialité, simplicité et flexibilité de l’accueil et du fonctionnement général. (La Ruche à Gîter) tel est son nom !
Tous arrivés en début d'après midi et après s'être installés dans nos différents dortoirs il est décidé de faire une petite sortie de mise en jambes, 5 km pour aller au « Belvédère du Frou », petit contretemps, une pluie fine et intermittente s'est invitée et certains ne sont pas très chauds pour aller se tremper et début de séjour ; les autre par contre ne veulent pas rester calfeutrés dans le gîte, donc 7 partent s'équiper en tenue de pluie, raquettes aux pieds, prêts à affronter l'humidité !
Bien leur en a pris, car l'ondée a cessé et sous les grands résineux du massif on est presque au sec.
Au belvédère, le paysage, malgré le manque de lumière est majestueux, on domine toute la plaine de Voiron au Lac d'Aiguebelette, camaïeux en noir et blanc à l'infini !
Dans les bois la neige de la semaine dernière n'a pas fondu et les raquettes portent bien mais sont souvent lourdes.
Petite randonnée de 5 km pour faire passer les trois heures de route du matin, et apprivoiser les muscles des jambes qui ont tendance à se durcir et qui pourraient bien provoquer quelques crampes demain.
Retour au gîte, apéro, repas, douche, dodo, s'habituer aux nouveaux éléments du repos, lits pas comme à la maison, ronflements des voisins, portes qui grincent, la
vie de gîte en quelque sorte.
Demain est un autre jour.
Mardi matin, le roi ! (Non je me trompe !) la troupe est prête, mais le ciel lui, même s'il ne pleut pas est désespérément gris, tant pis, la neige est là, lourde mais pas fondue, pas besoin de crème solaire, nous partons tous vers le Col de la Ruchère qui domine le domaine du Monastère de la Grande Chartreuse, universellement connu et fondé en 1084 par Saint Bruno, la trace est bien balisée mais la neige l'a rendue ardue et les organismes souffrent dès le départ, qu'importe nous avons le temps, la forme et la force pour nous.
Après 2 bonnes heures nous voilà au fameux col de la Ruchère, le ciel est bouché, nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez, de plus une jolie brise de Sud s'est levée et il fait vraiment frisquet, pas de chapelle Saint Bruno dans le vallon, ni même le « Petit Som » à seulement 800 m de là ne sont visibles, donc pas de halte déjeuner, nous allons descendre à l'abri pour l'arrêt pique nique, l'accompagnateur est certain qu'une cabane est un peu en dessous et pourra nous servir d’abri ; hélas la cabane est fermée à double tour, il va falloir aller plus loin !
Nous trouvons enfin un soi disant endroit, près de l'oratoire « Teste de Lavine » qui n'a d'abri que le nom ; pique nique vite englouti car le froid est piquant, le sol humide et glissant, Saint Bruno nous a mis au purgatoire !
Après ce frugal arrêt, descente vers la vallée et « Le Habert »,

Un habert est une maisonnette d'alpage destinée initialement à l'abri des bergers ; ils peuvent servir de nos jours à accueillir des randonneurs. Le plus souvent, il s'agit de constructions "en dur" ; ce ne sont pas des chalets. C'est un nom utilisé localement dans les massifs de Chartreuse et de Belledonne.
Une petite côte et nous voilà de retour au gîte. En temps normal cette boucle de 7 km est juste une mise en jambes, alors qu'avec les raquettes aux pieds, c'est un tout autre exercice !
Nous sommes vraiment contents de rentrer, pas de pluie ou très peu c'est déjà ça !
Douche, repos, repas, dodo, demain est un autre jour !
Troisième jour, déjà mercredi, une belle et froide journée s'annonce, ciel clair, pas un nuage, si ce n'est la trace des jets sur l'azur du ciel, soleil mais – 5° Celsius au thermomètre, nous sommes ravis, enfin, une journée raquettes comme les aiment le randonneurs ; l'accompagnateur a choisi une boucle un peu plus longue que celle des jours précédents, par le bord de la barre rocheuse des « Rochers du Quartier » et le « Col de la Sariette », plus si possible, nous allons faire une boucle, toujours entre forêt et prairies d'alpage, ou plutôt de grandes clairières, et comme nous avons des costauds, un petit détour pour essayer depuis le « Col de la Ruchère » ensoleillé la fameuse « Chapelle St Bruno et la Chapelle Casalibus » ancêtre de La Grande Chartreuse.
Ce qui est dit est fait, mais de col que nenni, le brouillard a fait rapidement place au soleil, les groupes se sont séparés, et nous voilà rentrés au gîte ; certains un peu frustrés, c'est la loi de la montagne, sécurité d'abord !
Douche, repos, jeux de société, ou bien plus studieusement, examens des traces effectuées ou visionnage des photos multiples.
Apéro, repas à 19 h 30, car « La Ruche à Gîter » accueille les participants, d'un challenge de ski de randonnée nocturne, pas moins de 160 participants malgré le peu de neige, chaude ambiance, mais de bonne aloi, la jeunesse s'éclate, pour une fois pas devant des consoles de jeux virtuels !
Demain est un autre jour !
Déjà jeudi, le beau temps est encore là, mais le baromètre baisse, de fins cirrus calment les rayons du soleil, les Randouvéziens costauds ont décidé d'achever le boulot et d'aller cette fois ci sans, flancher jusqu'au belvédère « d'Arpison » ; randonnée d'une douzaine de kilomètres, mais qui avec les raquettes aux pieds et la neige lourde et collante équivaut largement à 20 km en temps normal ; certains dont moi même ont décidé de s’arrêter au chalet « Des Riondettes », prairie à mi-chemin, les autres sous la houlette de Georges feront la boucle complète.
Tout se passera comme prévu, retour au gîte pour la dernière soirée en Chartreuse, demain nous rejoindrons nos pénates dans nos Baronnies provençales, le ciel est maintenant nuageux, la neige devient « bouillasse », à quand la neige ?
Vendredi matin, jour de départ, il a neigé dans la nuit, 2 petits centimètres, c’est déjà ça, les montagnards sont contents, pour nous espérons que les routes seront sûres pour la rentrée au bercail.
Vraiment avec cette sortie hivernale de 4 jours un sentiment de réussite et un bon moment passé entre copains (et copines).
A refaire si le public répond présent l'an prochain.
Clément Malbois.

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