Sortie raquettes en Vercors

 

Date : 11 -> 13/02/2016
Difficulté : Facile
Accompagnateur : C. Malbois
Coordonnées UTM :
Participants : 14
Départ :
Longueur : 25 km Pique Nique :
Dénivelée : 1400 m Difficulté IBP index :
Carte IGN TOP 25 n° :  3236 OT / 3237 OT / 3136 ET
Position par rapport à Buis-les-Baronnies :  123 km N

 

Commentaires techniques :

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Compte-rendu :

Cette sortie de plusieurs jours en raquettes à neige est prévue au programme de Randouvèze, elle se fait sur le plateau du Vercors drômois, entre le « Col de Rousset » et le domaine de ski « Chaud Clapier/Font d'Urle ».
Nous sommes 14 au départ de Buis les Baronnies, tous bien décidés à profiter de cette activité d'hiver qui peut se pratiquer sans danger et par tous les temps, si l'on prend un peu de précautions.
Notre seule hantise c'est qu'il n'y ait pas de neige et que l'on doive remplacer les sorties prévues par des randonnées pédestres, heureusement, nos vœux sont exaucés et quand nous nous retrouvons sur le parking de la station de « Col de Rousset », la neige est bien là mais le vent aussi ! Il fait plus que frisquet, l'accompagnateur décide de nous faire aller un peu plus loin, les routes sont « Au noir » c'est à dire déneigées et sans risques majeurs, nous allons 3 km plus loin sur le domaine skiable de « La montagne de Beure » qui est le début, au Sud, des hauts plateaux de Vercors, et qui est à la limite entre le Vercors et le Glandasse au pas des Econdus.
Là aussi le vent souffle mais 20 cm de neige, un peu plus dans la forêt vont faire que les raquettes seront obligatoires, le casse croûte est pris avant la randonnée, et oui, le parcours entre Buis et col de Rousset dure environ 2 heures et demie !
Harnachés, nous partons dans la forêt en suivant le guide qui a annoncé qu'une partie de la course se ferait hors balisage, mais en ayant pour but d'aller au pas des Econdus, puis de revenir en longeant le haut de l'immense falaise qui surplombe la vallée de la Drôme au dessus du Diois.
Nous serpentons dans la forêt au gré des sentiers, les vallons et des croupes, vaguement direction SE, en ascension douce pour enfin sortir du bois, et nous retrouver, au soleil à quelques encablures des point repérés à l'avance, là plus d'arbres mais le spectacle inouï, vers la chaîne des hauts plateaux, le Grand Veymond encore encapuchonné, pas aussi loin que porte la vue, les sommets s'alignent : Pierre Blanche, Sommet de Malaval, Petite Moucherolle, Grande Moucherolle qui domine le domaine de Corrençon en Vercors, et nous ne sommes pas encore au sommet, un petit effort de plus, et nous voilà au bord de la barre rocheuse, altitude 1700 m environ au dessus du téléski des Écondus, puis en longeant,avec prudence nous admirerons l'espace sauvage et impressionnant du « Pas de l'Echelette » puis ce sera le « But Sapiau » toujours en crête, puis enfin la descente, le long du télésiège, en ruine du Sapiau, pour retrouver nos véhicules, cette balade en crête de 8 km, était inconnue de la plupart d'entre nous, effectuée avec pas mal de soleil, bien sûr avec un peu de vent, fait d'elle ce que l'on attend d'une première journée.
Mais la journée n'est pas finie, nous nous installons dans un gîte de groupe situé sur la commune de Vassieux en Vercors, ancienne ferme familiale, labellisée « Gîtes de France », « Les Carlines », le décor est tout à fait conforme, rustique et chaleureux, cheminée en marche dans le salon, tout pour se détendre après la route et la randonnée.
Détente, apéro, repas copieux puis dodo, demain est un autre jour !

Le lendemain, le ciel est clair, température au sol – 3°, il faut gratter les pare brises, pas de problème pour les habitués de randonnées : capes et parkas car le gîte possède un séchoir et tout est sec, cette fois-ci l'accompagnateur a changé de massif, direction le col de « La Chau », celui où se trouve le Mémorial de la Résistance, érigé à la gloire des maquis du Vercors, il existe au moins deux cols de la Chau dans le Vercors.
La route est praticable, et nous montons sans problème, le parking est déjà occupé par les camions aménagés, qui montent les chiens de traîneaux, car, ce lieu est très prisé des propriétaires d'attelages qui proposent des sorties « grand Nord » aux amateurs de toutes sortes, les chiens attendent, attachés à leurs chaînes que les « muschers » soient prêts ; pour nous, départ sans raquettes pour faire environ 200 m pour les chausser et attaquer la randonnée du deuxième jour.
La montée régulière se fait dans un bois de résineux et de frênes, le soleil perce facilement car il y a longtemps que les feuilles sont tombées, la montée est rapide et certains organismes souffrent, puis aujourd'hui aussi nous arrivons en sortie de forêt sur les pâturages de « Font d'Urle ». Ce ne sont pas les pâturages de Normandie ou du Massif Central, ici la montagne est truffée de « Scialets », dolines creusées dans le sol calcaire du Vercors mais dont le fond n'est pas comblé et qui souvent forme ensuite des grottes ou des avens ; d'ailleurs sur ces pâturages d'anciennes glacières, jadis exploitées existent encore, mais ne sont visitées que par les spéléologues et les gens avertis. Ce plateau calcaire est à une altitude moyenne de 1600 m.
La couche de neige n'est pas énorme, environ 40 cm de poudreuse et dure, il gèle la nuit souvent en dessous de – 10° C, c'est largement suffisant pour pratiquer notre activité, nous rencontrons quelques randonneurs, mais même si nous sommes en période de vacances ils ne sont pas légion !
Nous serpentons sur le plateau entre barres rocheuses, dolines, bosquets rabougris, pour arriver à la « Porte d'Urle », faille dans la falaise, où un sentier permettait aux bergers de la vallée de la Drôme d'accéder au plateau, c'est là que nous faisons la pause pique-nique, le soleil est bien là, le paysage sauvage devant nous, mais il fait froid, et l'arrêt ne durera pas.
Ensuite descente, vers la petite station de « Font d'Urle » pas ou très peu d'activité, quelques chalets habités, puis descente encore vers la station de « Chaud Clapier » où là l'activité est plus intense, quelques pistes de ski alpin sont aménagées et les amateurs se régalent, sont aussi balisées des pistes raquettes et des circuits de ski de fond, la topographie est propice à l'exercice, nous revenons enfin au col, où nous attendent nos véhicules, descente vers Vassieux, goûter, bière du Vercors, ou chocolat chaud selon les goûts, petite crêpe sucrée et retour au gîte, où la douche, la cheminée et la soirée nous attendent !
Repas, repos, dodo, demain est au autre jour.

Vendredi matin, tout est blanc dehors, pendant la nuit il est tombé une vingtaine de centimètres de neige, le paysage est immaculé et sans bruit, les chasse-neige ne sont pas encore arrivés jusqu'à la ferme, mais qu'importe, la moitié d'entre nous décide d'aller quand même s'éclater en raquettes. Nous allons à Vassieux pour acheter le pique-nique du jour et, prudence oblige, la séance de pause de chaînes à neige sur les véhicules, l'exercice, quand on met ces équipements une fois tous les 5 ans n'est pas simple, mais à force on y arrive !
Nous revoilà partis vers la station de « Chaud Clapier », il neige en altitude, nous avons bien fait d'équiper les roues ; une fois harnachés, capes de pluie lunettes, bonnets gants etc... etc... nous partons pour le troisième jour de randonnée raquette, cette fois ci sur une trace balisée qui va de Font d'Urle au Col de Carri, celle-ci n'a pas été empruntée depuis une bonne semaine et elle est vierge de toute trace, de plus elle est dans la forêt de « Lente » dense à souhait, la trace chemine au hasard des combes, futaies, bois et clairières, il ne manque que les rênes et les caribous pour se croire dans les grand Nord, la neige persiste et le vent se lève soufflant en rafales de Sud, dans les bois on ne le ressent pas trop mais le bruit qu'il fait dans les frondaisons des arbres est impressionnant, vers 13h, nous nous arrêtons pour un casse-croûte frugal, à l'abri de sapins centenaires , nous voyons dans la clairière en dessous de nous, le vent qui fait passer la neige à l’horizontale ; il va falloir remonter ce blizzard sur 3 km environ, l'épreuve est rude, Serge en costaud, fait la trace, Clément à l'abri, le suis et lui indique le cap à tenir, Francis ferme la marche, et à la queue leu leu nous progressons. Vivement que l'on soit de nouveau en forêt pour être un peu à l'abri, bientôt l'épreuve se termine, nous sommes de nouveau à la station, vite nous déchaussons raquettes, gants, bonnets, masques de ski, et redescendons dans la plaine, pour une seconde fois déguster, qui des crêpes au chocolat, qui une bonne bière !
Puis retour au gîte, nos copains ont eux aussi fait leur promenade, dans un environnement plus calme, mais tout le monde y a trouvé son compte !
C'est la dernière soirée ensemble, demain matin retour au Buis, en attendant les prochaines sorties, sans raquettes cette fois, et dans des lieux ou nous sommes plus à notre aise !
Encore un sortie lointaine réussie je crois !

Et pour les amateurs de chiffres : 3 randonnées faciles, 25 km parcourus, 1400 m de dénivelée totale positive , 14 participants.
C. Malbois

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